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mardi 12 janvier 2010

Après la « normalisation » de l’Irak et de l’Afghanistan : Le tour du Yémen


Que se passe t-il au Yémen dont on dit que c’est la nouvelle poudrière qui va faire exploser la marmite du Moyen Orient ? Petit pays de 20,9 millions avec une superficie de 527970 km2, un taux d’alphabétisation de 47,7 % , il est composé de Musulmans sunnites (55 %), et de musulmans chiites (42 %). Les autres habitants sont chrétiens, hindouistes, juifs. C’est une République islamique. Sa principale ressource est le pétrole. Son PNB-PPA par habitant (à parité de pouvoir d’achat) (en dollars) est de 751. Sa consommation d’énergie est de 184 kilogramme-pétrole par habitant. On voit que c’est un pays sous développé qui n’a rien d’exceptionnel. Ce qui fait son intérêt c’est d’abord sa position géographique sur le flanc sud de l’Arabie Saoudite , il a une vue directe sur le détroit de Bab el Mandeb, il est placé sur les routes du commerce international notamment pétrolier et sur la zone de « piraterie » dit-on somalienne.

C’est ensuite la découverte du pétrole qui ne peut laisser indifférent ceux qui en ont besoin. C’est enfin le régime, un régime despotique : Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis trente ans et qui a pu éliminer tous ces adversaires et qui, comme tout homme, doit passer la main ; d’où une lutte sourde pour la succession d’autant plus féroce que le Yémen est le seul pays musulman où la proportion Sunnite Chiite est du même ordre. Ce qui explique en partie l’état de guerre civile depuis plus de 10 ans entre le gouvernement central (sunnite) aidé par l’Arabie Saoudite et les Houtistes (chiite) du Nord (zone frontière avec justement l’Arabie Saoudite) aidés, dit-on, par l’Iran, le Satan actuel de l’Occident...

Une autre complication est venue, dit-on dans la presse mainstream, avec l’irruption d’Al Qaida qui après l’Irak, le Pakistan, l’Afghanistan, et même, dit-on, l’AQMI du Maghreb, ouvre un « succursale » au Yémen. Il faut donc - au nom de la lutte contre le terrorisme international - le combattre. Le Yémen, troisième front de la lutte contre le terrorisme écrit le New York Times. Les questions se multiplient aux Etats-Unis après l’attentat manqué, le 25 décembre, du jeune Nigérian Umar Farouk Adulmutallab. Celui-ci a tenté de faire exploser un avion au-dessus de Detroit. Il a affirmé avoir été entraîné par Al-Qaida au Yémen, où le quotidien américain révèle que les Etats-Unis ont ouvert très discrètement depuis un an un troisième front contre le réseau terroriste. L’armée américaine y a notamment envoyé des forces spéciales pour assurer la formation de militaires yéménites. (1)

Dans le même ordre d’idée concernant Al Qaida au Yémen, Jeffrey Fleishman écrit : « Profitant de la situation chaotique qui règne dans le pays, l’organisation terroriste recrute et tisse un réseau solide susceptible de frapper n’importe où. L’attentat manqué contre un appareil de la compagnie Northwest Airlines, le 25 décembre, en est l’illustration. La branche d’Al-Qaida au Yémen, qui a revendiqué la tentative d’attentat sur un vol de la Northwest Airlines qui assurait la liaison entre Amsterdam et Detroit, compterait près de 2 000 militants et sympathisants, affirme un spécialiste du terrorisme yéménite. (…) Le pays ne fournit plus seulement des penseurs radicaux, il attire désormais les extrémistes qui rêvent de rejoindre un front en pleine évolution au Moyen-Orient. (2)

vendredi 8 janvier 2010

La guerre contre le terrorisme est destinée à faire peur aux gens, pas à les protége


Ainsi donc, il n’y avait aucune bombe à retardement qui faisait tic-tac. Aucune nécessité d’infliger des tortures pour soutirer des informations qui auraient permis de sauver in extremis la civilisation tout entière. Aucune nécessité de procéder à des écoutes téléphoniques, de construire des prisons spéciales ou de violer le droit international. Aucun innocent à faire enlever chez lui et à expédier vers l’autre côté de la planète et à soumettre à la torture de la noyade. Il s’avère que les drones, les bombes d’une demi-tonne, les invasions et les occupations n’étaient pas nécessaires.

En fait, lorsque le moment est arrivé, pour éviter une atrocité terroriste les autorités américaines n’ont même pas eu besoin d’aller chercher l’information. Le père du terroriste s’est présenté lui-même à l’ambassade des Etats-Unis au Nigeria pour les avertir que son fils, Umar Farouk Abdulmutallab, avait disparu et qu’il pouvait se trouver en compagnie de terroristes yéménites.

Ce n’est nullement le terrorisme qui pousse les états à réagir, mais tout le contraire. Après la débâcle de l’Indochine et pendant la guerre d’Algérie, l’armée française a inventé une nouvelle stratégie : "le terrorisme d’état" qui consistait dans le fait de quadriller les civils et d’en massacrer une partie dans le but de mettre à genoux les insurgés. Méthode si efficace qu’elle a été adoptée par les dictatures d’Amérique latine et enseignée dans les écoles militaires étasuniennes. Les Israéliens ont battu tous les records de l’excellence en systématisant cette stratégie, le massacre des civils de Gaza en est l’illustration.

L’innovation étasunienne de ces dernières années a été de terroriser sa propre population civile qui abdique et encourage l’empire à poursuivre la réalisation de ses projets coloniaux.

Les guerres et les massacres des civils perpétrés par les pays capitalistes dans différentes parties du globe attisent les sentiments de haine et de vengeance et poussent certains à des actes désespérés qui font le bonheur des dirigeant occidentaux puisqu’ils justifient leurs desseins.

lundi 4 janvier 2010

Guerre contre le terrorisme ou guerre contre la population yéménite mécontente ?


Comme si les interventions US en Irak et en Afghanistan n’étaient pas suffisantes pour étancher la soif de sang de l’Empire, les appels en faveur d’une guerre ouverte contre le Yémen se multiplient. La raison invoquée pour cette intervention est que l’homme qui a apparemment voulu faire exploser un avion de ligne le jour de Noël 2009 a séjourné un temps dans ce pays et qu’il aurait pu y recevoir des instructions.

Tout comme l’occupation de plus en plus sanglante de l’Afghanistan, Washington veut faire croire au monde que le fait d’attaquer un pays qui héberge des organisations déterminées à résister à la domination US fera en quelque sorte disparaître ces organisations et rendra le monde plus sûr. Ce raisonnement plutôt simpliste ignore quelques faits évidents.

Plus de huit ans de guerre et d’occupation en l’Afghanistan n’ont pas entamé la volonté des individus aux motivations politiques ou religieuses à faire sauter un avion de ligne ou d’autres structures dans leur guerre contre l’impérialisme culturel et économique des Etats-Unis. Pas plus qu’ils n’ont brisé les groupes en Afghanistan qui s’opposent aussi à l’intervention US dans leur pays. En fait, s’il faut en croire les rapports de différents services de renseignement US, ces groupes non seulement continuent d’exister mais ont opéré une mutation politique et sont au moins aussi puissants qu’avant l’invasion US en 2001.

Au cours des derniers mois, des zones du Yémen ont été attaquées par des forces soutenues par l’Arabie Saoudite alliée au gouvernement en place. Au cours des dernières semaines, les Saoudiens ont été soutenus par l’armée US. Il est certain qu’il y a plus en jeu derrière l’escalade de l’intervention militaire US au Yémen que la simple visite de l’aspirant kamikaze M. Abdulmutallab.

dimanche 25 octobre 2009

Barack Obama, prix Nobel de la Paix, part en guerre contre l’ALBA


Vendredi 10 octobre, le Comité d’Oslo a attribué le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama « pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples ». Chapeau-bas au Comité norvégien ! A la Maison Blanche depuis seulement 8 mois, qu’a-t-il fait, concrètement, pour la paix ? Obama n’est-il pas davantage récompensé pour ses exercices rhétoriques que pour ses accomplissements dans le domaine de la paix ? A la tête de la Nation la plus puissante du monde, Obama porte la lourde responsabilité des actions belligérantes que les États-Unis persistent à déployer aux quatre coins de la planète.

La nouvelle administration n’entend pas corriger les bavures du passé ni mettre un terme aux violations notoires des droits humains et des libertés qu’elle commet sur son propre territoire et à l’étranger par ses ingérences brutales. Avec son budget toujours en hausse |1|, le plus élevé au monde, l’armée états-unienne est toujours stationnée en Irak, en Afghanistan (où l’on discute de la nécessité d’envoyer entre 40 000 et 60 000 soldats supplémentaires, sous la bannière du « rétablissement de la paix »), au Pakistan, en Inde, etc. L’administration Obama maintient un soutien indéfectible à Israël en dépit de sa politique criminelle à l’encontre du peuple palestinien. Plus près de ses frontières, elle maintient l’embargo économique imposé à Cuba, son centre de torture siège toujours à Guantanamo et le Coup d’État à l’encontre du président Manuel Zelaya a de forts relents de guerre froide...


samedi 10 octobre 2009

Le Prix Nobel de la Paix : « Une décoration prématurée »


La Paix, la Paix…Plutôt que d’en parler, il faut la faire !

Hier on titrait : « La Chambre des représentants accorde 680 milliards au Pentagone » [1]

Les démocrates sont au pouvoir. Ce ne sont plus les faucons républicains. Où est la différence ? En tout cas, pas dans le budget militaire. Le Pentagone a obtenu au-delà de ses espérances !

Et Obama dans tout ça ?

Il est nettement prématuré d’accorder le prix Nobel de la PAIX, à ce président. Jusqu’ici, la Paix s’est avérée n’être qu’un vœu pieux. Les mains tendues se retirent une à une et l’arrogance de l’empire se poursuit comme si rien n’avait changé à la présidence des États-Unis.

Je crois que cette attribution du prix Nobel de la PAIX est un voile qu’on nous met sur la réalité. Il aurait fallu attendre en fin de mandat et voir si vraiment la Paix est plus réelle. Pour l’instant, c’est plus de 75 millions par heure (plus d’un million à la minute) que l’on continue à dépenser aux États-Unis dans l’industrie de la guerre et de la mort. Rien de très reluisant comme réussite pour Obama-Nobel-de-la-Paix,.

Kissinger aussi avait eu le prix Nobel de la Paix. Ce personnage qui manigança combien de tueries, entre autres le Coup d’État au Chili et l’assassinat de Salvador Allende.

Jusqu’ici, on dirait qu’Obama marche dans les pas de cette crapule de Kissinger. Kissinger met au point la politique de la détente avec l’Union soviétique. Il négocie ainsi le traité SALT I limitant le nombre de bombes nucléaires des deux superpuissances (la réduction du bouclier à missiles pour Obama). De même, en juin et en octobre 1971, pour la première fois, il entre secrètement en contact avec la Chine communiste (la main tendue) puis accompagne Nixon lors de sa visite officielle (la première d’un président américain) en 1972.

… jetant les bases du retrait américain du Viêt Nam (Irak pour Obama), il reçoit le prix Nobel de la paix, en 1973, l’année même qu’il orchestre le sanglant Coup d’État au Chili et l’assassinat de son président élu.

Il est NETTEMENT PRÉMATURÉ d’accorder le Prix Nobel de la Paix à Obama. Ce prix devrait se mériter sur des faits tangibles et non sur les mains (hypocritement ?) tendues et les beaux discours.

vendredi 9 octobre 2009

Le jeu du mensonge : comment on nous prépare à une nouvelle guerre d’agression


Dans sa dernière rubrique pour le New Statesman, John Pilger compare l’actuel roulement de tambour annonçant une guerre contre l’Iran, qui s’appuie sur une "menace nucléaire" mensongère, avec l’impression de fausse crise fabriquée de toutes pièces qui a conduit à l’invasion de l’Irak et la mort de 1,3 millions de personnes.

En 2001, l’Observer de Londres publiait une série d’articles qui affirmait que l’Irak était lié à Al-Qaïda, allant jusqu’à décrire la base en Irak où avaient lieu les entraînements des terroristes et l’endroit où était fabriquée la bactérie de la maladie du charbon (anthrax, en anglais, NDT) qui devait servir d’arme de destruction massive (ADM). Tout cela était faux. Fournies par les services secrets américains et les exilés irakiens, les fausses informations véhiculées par les médias US et britanniques ont aidé George Bush et Tony Blair à envahir illégalement l’Irak, provoquant la mort, selon les estimations les plus récentes, de 1,3 millions de personnes.

Il se passe actuellement pratiquement la même chose pour l’Iran : la même orchestration de "révélations" émanant la fois des medias et du gouvernement, la même fabrication d’une impression de crise.

vendredi 25 septembre 2009

Obama le sérieux


Le président vénézuélien Hugo Chávez a été tout à fait original quand il a parlé de « l'énigme des deux Obama ». Aujourd'hui, c'est Obama le sérieux qui a parlé. J'ai reconnu récemment deux aspects positifs de sa conduite : sa tentative d'apporter la santé à quarante-sept millions d'Étasuniens qui en sont privés et son inquiétude pour les changements climatiques. Ce que j'ai affirmé hier sur la menace imminente qui pèse sur l'espèce humaine pourrait sembler pessimiste, mais n'est guère éloigné de la réalité. Reste à connaître maintenant les vues de nombreux chefs d'État sur la question ignorée et oubliée des changements climatiques. Obama a été le premier à donner son avis comme président du pays siège de la Réunion de haut niveau des Nations Unis sur cette question.

mardi 18 septembre 2007

mere iraquienne pleure son flis

pourquoi cette malheurese
mère iraquienne pleure pour son fils
et si cette mère se trouvé au usa ou en Europe ou sont c'est soit disent organisations des droits de l'homme ou est cette (unicef )dans tout ça
ah c'est des peaux brun comme les peaux rouges il ne méritent pas de vivre il faut les exterminer
et la tache a été confiée a l'oncle sam l'exterminateur