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mercredi 8 septembre 2010

Les massacres en masse en Irak : Le solde de tout compte pour les Etats-Unis


« Nous avons amené la torture, les bombes à fragmentation, l’uranium appauvri, d’innombrables assassinats commis au hasard, la misère, la dégradation et la mort au peuple irakien, et on appelle ça apporter la liberté et la démocratie au Proche-Orient. » Harold Pinter (Prix Nobel de littérature)

Irak ! Afghanistan ! Pakistan ! Ghaza ! Nous commençons à nous habituer à l’horreur des bilans macabres de dizaines de personnes journellement fauchées avec tout au plus une attention de quelques secondes, le temps de passer dans les médias européens et occidentaux à des informations évaluées selon d’autres critères. Un policier est mort, un bébé se noie ! C’est le branle-bas de combat des médias qui en rajoutent. D’un côté, des morts par dizaines des blessés, des vies brisées, de l’autre des unités. Sans tomber dans la concurrence victimaire, qu’on le veuille ou non, c’est la même humanité en Irak, en France, aux Etats-Unis ! Les grandes messes médiatiques, plus que jamais aux ordres, nous annoncent qu’Obama a décrété que la guerre est finie en Irak.

Avant justement de parler de la fin de la guerre selon les Etats-Unis. Qu’il nous soit permis de revenir sur le début de la guerre en faisant le bilan de la première croisade du XXIe siècle. Tout commence pour l’Irak, avec les 8 ans de guerre contre l’Iran, aidé en cela par les monarchies du Golfe et le camp occidental qui voulait conjurer le péril vert de la Révolution iranienne. Fin des années 80, la guerre alimentée par l’Occident termine par un non-lieu qui a rendu exsangue l’Irak. D’autant que la chute des prix du pétrole fut importante du fait que les pays du Golfe pratiquaient un dumping qui contournait les quotas. Ce qui exaspérait Saddam Hussein à qui le Koweït réclamait les prêts versés pour alimenter la guerre avec l’Iran. Résultat des courses, Saddam Hussein envisage d’envahir le Koweït pour récupérer sa 19e province [que la Grande- Bretagne avait détaché, suite à l’éclatement de l’Empire ottoman, au début du XXe siècle]. Il demande la « permission » aux Etats-Unis lors d’une entrevue le 25 juillet 1990 avec l’ambassadrice April Glaspie. Ils lui font savoir à mots à peine couverts que les USA ne se considéreraient comme nullement impliqués si l’Irak lançait une opération contre le Koweït. C’est ce qu’on appelle un « feu vert ». Une petite semaine après l’entretien, le 1er août 1990, Saddam pénètre au Koweït.

Tragique erreur ! C’est la faute inespérée qui a permis aux Etats-Unis, dont les réserves de pétrole étaient sur le déclin, de trouver le motif de s’installer durablement dans le Golfe persique. Plusieurs bases américaines sont installées dans tous les pays du Golfe. On dit d’ailleurs que pour savoir où sont implantées les bases américaines, il faut suivre les pipes. Le président des Etats-Unis, George Bush, prend prétexte pour mettre la coalition contre Saddam Hussein mis au ban du monde « civilisé ». Malgré son offre de se retirer, James Baker eut des mots très durs envers Tarik Aziz. Promesse tenue, le 17 janvier 1991, ce fut « Desert storm » la première guerre du Golfe. 400 morts du côté de la coalition, qui comprenait, il faut le rappeler, aussi plusieurs pays arabes.. Plusieurs milliers de morts du côté irakien, mais le régime a été laissé en place..

Par la suite, il y a eu 12 ans d’embargo pour la recherche d’armes de destruction massive et le fameux Plan « Pétrole contre nourriture » qui a affamé des centaines de milliers d’Irakiens et causé la mort de 500.000 enfants irakiens. Pour Madeleine Albright, secrétaire d’Etat de la période Clinton, « ce n’est pas cher payé si c’est le prix à payer pour faire partir Saddam ». L’avènement du born again George Walker Bush donna un coup d’accélérateur à la démolition systématique de l’Irak. Ce fut la deuxième guerre du Golfe, opération Iraqi Freedom, qui a débuté le 20 mars 2003. Prenant prétexte des ADM, jamais trouvés, des liens non prouvés avec Al Qaîda, les néoconservateurs comptaient faire coup double par le prétexte de la démocratie aéroportée et le Mepi (le Grand Moyen-Orient) : s’emparer des réserves pétrolières évaluées à 110 milliards de barils [Liens entre les néoconservateurs au pouvoir à Washington et des entreprises d’exploitation pétrolière, notamment le Groupe Carlyle, Enron, Halliburton Energy Services et Unocal et désarmer le Moyen-Orient pour permettre à Israël d’être la seule puissance en face de 300 millions d’Arabes avec éventuellement le règlement du sort des populations palestiniennes réduites à vivre sur un bantoustan sur les 18% de la Palestine originelle.

Après leur victoire sur un tas de ruines , les troupes de la coalition ont cherché à « pacifier l’Irak ». Néanmoins, la majorité des villes se trouvent dans une situation difficile : pillages, affrontements, règlements de comptes... Selon J.Stieglitz, le coût global de la guerre en Irak serait de 3000 milliards de dollars. Il y eut le scandale de la prison d’Abou Ghraib avec toute l’horreur attachée à la perversion d’un côté et aux souffrances de l’autre. En janvier 2007, en pleine fête de l’Aïd el Adha, Saddam Hussein a fait preuve d’un rare courage lors de sa pendaison. En octobre 2006, la revue médicale The Lancet estimait le nombre de décès irakiens imputables à la guerre à 655.000.

Pour la seule deuxième guerre du Golfe , l’Institut Opinion Research Business a estimé à plus de 1.000.000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007. La guerre a provoqué l’exode d’au moins deux millions d’Irakiens. Ceci sans parler des dégâts occasionnés par le programme « pétrole contre nourriture » : plus de 500.000 enfants seraient morts de maladie et de malnutrition. Les dommages aux infrastructures civiles sont immenses : les services de santé sont pillés. Il y a eu une détérioration des canalisations d’eau et la dégradation des bassins hydrographiques du Tigre, de l’Euphrate. Il y a de plus, augmentation de l’insécurité générale (pillages, incendies et prises d’otage), suite à la désorganisation totale des différents services publics tels que les forces de l’ordre. De nombreux centres historiques ont été détruits par les bombardements américains, les combats et les pillages. Le Musée national d’Irak a été pillé. (1)

Les Américains quittent l’Irak : le solde de tout compte

En novembre 2008, les gouvernements irakien et américain ont signé un pacte bilatéral incluant le Status of Forces Agreement (Sofa) qui fixe à la fin 2011 le terme de la présence militaire des États-Unis. Les Américains avec la satisfaction du devoir bien fait, notamment par une mainmise sur les ressources pétrolières par multinationales américaines interposées, rentrent au pays. Dans son discours du 31 août 2010 décrétant « terminée l’opération Liberté irakienne », Barack Obama a précisé : « Notre engagement pour le futur de l’Irak, lui, ne prend pas fin » et il a ajouté que « les Etats-Unis seraient toujours présents en tant qu’ami et partenaire ». En clair, c’est toujours une armée d’occupation qui veille au grain avec comme priorité, sécuriser les puits de pétrole. Peu importe si, par leur faute, les Irakiens s’étripent à qui mieux mieux.

Obama a rappelé une promesse qu’il avait faite en tant que candidat. Un discours où il ne dit pas un mot de la souffrance des Irakiens, des décombres que les Etats-Unis laissent au contraire dans la lignée de Bush, il persiste et signe : « Les Américains qui ont servi en Irak ont accompli la mission qui leur avait été confiée. Ils ont infligé la défaite à un régime qui terrorisait son peuple. Avec les Irakiens et les partenaires de la coalition, ils ont fait d’immenses sacrifices. Nos troupes ont combattu pâté de maisons après pâté de maisons pour aider les Irakiens à avoir une chance d’avenir meilleur. Nous avons persévéré car nous partageons avec le peuple irakien une croyance : celle qu’un nouveau début peut sortir des ruines de la guerre dans ce berceau de la civilisation. Il est désormais temps de tourner la page . »

Du côté des néoconservateurs, c’est l’allégresse, Obama continue « l’oeuvre » de Bush. Doug Ireland écrit : Dans son discours sur la fin des missions de combat en Irak, Obama a bel et bien confirmé l’importance du pouvoir impérial armé. Les néoconservateurs applaudissent. Selon l’important ténor des néoconservateurs John Podhoretz, chef éditorialiste au New York Post, le discours présidentiel a incarné « un défi nationaliste au monde » quand Obama a dit que l’événement devait faire passer au monde « le message que les États-Unis ont l’intention de maintenir et renforcer [leur] leadership dans ce jeune siècle ». Encore « plus frappant », écrivait Podhoretz dans sa chronique titrée Barack le néo-con, « est le fait qu’Obama a présenté l’engagement américain en Irak comme un exemple de ce que l’Amérique peut faire quand elle le veut » car le président a affirmé que « cette étape doit servir à rappeler aux Américains que nous avons à déterminer l’avenir ». (2)

Pour Podhoretz, Obama « ressemblait à Bush » quand il a semblé bénir la guerre en Irak en déclarant qu’avec elle l’Amérique avait « assumé ses responsabilités ». Même son de cloche chez William Kristol, rédacteur en chef de la bible des néoconservateurs, le Weekly Standard, qui a écrit que le discours d’Obama était « louable », particulièrement quand le président a proclamé sur un ton guerrier que « nos soldats sont l’acier dans le navire de l’État...Ils nous donnent confiance dans la justesse de notre chemin, et qu’au-delà de la nuit qui précède l’aube, des jours meilleurs sont devant nous ». Une « déclaration pas mauvaise sur l’importance et la nécessité d’un pouvoir fort », conclut Kristol. Autrement dit, Obama a bel et bien confirmé l’importance du pouvoir impérial armé. C’est dire si la gauche a été très déçue par le discours présidentiel.(2)

Le bilan

Nous donnons à Théophraste R. du journal LeGrandsoir le soin de nous décrire d’une façon simple et percutante l’histoire de l’invasion de l’Irak. « C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison, cassent tout (sauf les objets d’art qu’ils volent pour décorer leur repaire), violent, tuent, circonviennent des membres de votre famille, fabriquent des collabos qu’ils arment pour les remplacer. Puis, les vandales quittent le champ de ruines en avertissant que le commerce des fruits de votre jardin est régi par des contrats qu’ils vous ont fait signer, le couteau sous la gorge, et dont le respect sera assuré par des nervis payés par eux. Ainsi, après bientôt 8 ans d’occupation, de pillages, de massacres à grande échelle, d’exécutions sommaires, de tortures, l’Irak détruit (où se déchaînent les sanglantes haines religieuses revigorées) est livré à un gouvernement élu sous la botte et dont l’allégeance aux intérêts états-uniens continuera à être contrôlée par 50.000 soldats résiduels US et des cohortes de mercenaires motivés par l’argent et par la garantie de l’impunité pour des exactions qui les conduiraient à la potence ou à la prison à vie dans les pays d’où ils viennent (...) » (3)

En fait, les Etats-Unis laissent un pays livré au chaos et il n’est pas interdit de prédire une partition de l’Irak en trois régions. Seuls les Etats-Unis avaient la capacité d’influencer les principales forces politiques en Irak, que ce soient les formations kurdes, chiites ou sunnites, afin d’éviter l’éclatement du pays. Une perspective toujours bien réelle. Pour preuve, le gouvernement du Kurdistan irakien est en train de signer des accords avec des compagnies étrangères pour l’exploitation du pétrole et du gaz. Et ce, contre la volonté de Baghdad.

Alain Gresh écrit à propos du chaos actuel : « (...) Cette guerre d’agression, non provoquée, déclenchée sous le faux prétexte de chercher des armes de destruction massive, est d’abord une violation des principes des Nations unies qui, le 14 décembre 1974 à travers leur assemblée générale, adoptaient un texte définissant l’agression. Au-delà de cette dimension juridique et des querelles qu’elle peut susciter, le bilan de la guerre américaine, menée sans l’aval des Nations unies, est accablant : destruction du pays, de ses structures étatiques et administratives. Il n’existe plus d’Etat irakien qui fonctionne. Sept ans après la guerre, l’électricité arrive à peine quelques heures par jour, la production pétrolière stagne, l’administration ne fonctionne pas, les écoles et les universités sont à l’abandon, etc. » (4)

« Reconstruire une structure unifiée et efficace nécessitera sans doute des décennies. Le confessionnalisme, encouragé dès les premiers jours par l’occupant, a été institué dans toutes les fonctions, et la répartition des postes se fait désormais en fonction de l’appartenance communautaire ou nationale. Les principales forces politiques sont « chiites », « sunnites » ou « kurdes ». Et demeurent une série de bombes à retardement, comme la délimitation des « frontières incertaines du Kurdistan ». (4)

« Le bilan humain est terrible. Si on connaît précisément les pertes américaines (environ 4400 tués), celles des Irakiens ont fait l’objet d’évaluations très diverses : on ne recense pas un mort "arabe" comme on recense un mort "occidental" ; seul ce dernier a un visage. (...) Et la question que personne ne posera : qui sera jugé pour ce crime ? Comment s’étonner que nombre de pays ne suivent pas le Tribunal pénal international quand il inculpe le président soudanais Omar Al-Bachir, ou des criminels de tel ou tel petit pays africain, alors que MM.George W.Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld continuent tranquillement à couler des jours heureux en donnant des conférences sur le monde libre, la démocratie et le marché pour quelques dizaines de milliers de dollars la prestation ? » (4)

« Obama n’a pas eu un seul mot pour les civils irakiens, au moins 650.000 et peut-être même plus d’un million morts à cause de la guerre. Il n’a pas eu une pensée pour les plus de quatre millions d’Irakiens chassés de chez eux par la guerre et qui croupissent dans la misère dans des pays voisins, sans papiers, sans pouvoir travailler, et sans pouvoir retourner dans leurs maisons détruites ou par peur des violences sectaires des intégristes. Obama a passé sous silence les souffrances de ces victimes d’une guerre illégale contre un pays qui ne nous a rien fait de mal. Au lieu de quoi, le président a souligné qu’il fallait "tourner la page" sur cette guerre. Parce qu’il n’ose pas regarder ce qui est écrit sur cette page ! » (4)

Même Tony Blair occupé à parcourir la planète, avec ses multiples casquettes d’émissaire onusien, de consultant grassement rémunéré, écrit dans ses mémoires : « Je ne peux pas regretter. » Si c’était à refaire, Tony Blair n’hésiterait pas une seconde.

« L’invasion de l’Irak, écrit Harold Pinter prix Nobel de Littérature, était un acte de banditisme, un acte de terrorisme d’État flagrant, la preuve d’un mépris absolu pour le droit international. Combien de personnes faut-il tuer avant de mériter d’être décrit comme un massacreur et un criminel de guerre ? Cent mille ? » La question est à poser au Tribunal pénal international.

samedi 28 août 2010

Israël et l’explosion d’anti-islamisme


Je ne sais pas pourquoi cela m’a surpris que la Droite américaine - y compris le parti Républicain- ait décidé que pour réussir il fallait utiliser les Musulmans comme boucs émissaires. Après tout cela n’a rien de neuf.

Je me souviens qu’après le 11 septembre, le journaliste Charles Krauthammer qui est maintenant un des démagogues anti-islamistes les plus diserts, a presque littéralement bondi de colère dans ma synagogue de Chevy Chase, Maryland, quand le rabbin a dit qu’il était important de ne pas faire l’amalgame entre les attaques terroristes et les Musulmans en général.

C’était à Yom Kippour, la jour le plus saint de l’année, mais cela n’a pas empêché Krauthammer de clamer qu’il n’était pas d’accord avec le rabbin. Parce que, selon lui, Israël et l’Amérique étaient en guerre avec les Musulmans et qu’ils allaient gagner cette guerre.

C’était choquant, non seulement parce que l’explosion de Krauthammer était complètement déplacée mais aussi parce que cet homme critiquait en fait le rabbin pour ne pas avoir exprimé de la haine envers les Musulmans le Jour du Grand Pardon.

L’année suivante le rabbin venu d’Israël fit un sermon sur l’Intifada qui faisait alors rage en Israël et en Cisjordanie.

Il donna un sermon insensé, faisant, les larmes aux yeux, le lien entre l’intifada et l’holocauste et vice-versa. Je me souviens avoir pensé " En fait ce type est en train de rendre les Palestiniens responsables des souffrances de ses parents pendant l’holocauste". Cela m’a paru si ridicule que je me suis dit que quelque chose avait dû m’échapper.

Puis il est arrivé à la fin de son sermon et je n’ai jamais oublié de qu’il a dit. Il a cité les paroles de l’Ecclésiaste : "Il y a un temps pour tout. Un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter et un temps pour récolter... Un temps pour pleurer et un temps pour rire ; un temps pour faire le deuil et un temps pour danser..."

Puis ii a levé les yeux et ajouté : "Maintenant le temps est venu de haïr".

J’ai d’abord pensé que je n’avais pas bien entendu. Il ne pouvait pas appeler la congrégation à haïr. Il y avait des dizaines d’enfants dans la pièce. Ce n’était pas possible.

Mais si. Je dois reconnaître, et c’est tout à leur honneur, que la plupart des personnes à qui j’ai parlé en sortant de la synagogue étaient horrifiées. Même les gens de droite étaient mal à l’aise à l’idée de faire de la haine une vertu. Mais le rabbin, lui, était irréductible. Je lui ai envoyé un Email de protestation et il m’a répondu qu’il était sûr de ses convictions. Charmant.

On peut se demander ce que le Moyen Orient a à voir avec l’ignoble explosion d’islamophobie (ou plutôt de haine de l’Islam) qui semble avoir envahi des pans entiers de ce pays.

La réponse est que ça a tout à voir. Car bien que la haine soit dirigée contre les Arabes Américains (ce qui est pire encore), on la justifie en invoquant le 11 septembre, une attaque perpétrée par des Musulmans du Moyen Orient.

Cette haine est étayée par la haine des Musulmans et des Arabes qui s’est couramment exprimée (ou clamée dans des haut-parleurs installés sur le toit des voitures), au nom de la défense d’Israël pendant des décennies. Observez simplement ce qui se passe au Congrès, où les libéraux de New York, Floride, Californie et ailleurs ne manquent jamais une occasion d’expliquer que quoi que fasse Israël il a raison de le faire et quoique fasse les Musulmans ils ont tort de le faire.

Peut-on raisonnablement affirmer qu’une rhétorique aussi spécieuse n’a aucune influence sur l’opinion publique ? Pour le moins, elle donne aux préjugés anti-Arabes et/ou anti-musulmans une légitimité que d’autres formes de haine n’ont plus. Ceux qui haïssent les noirs américains ou les Juifs, par exemple, ont le sentiment qu’ils doivent affirmer qu’ils ne les détestent pas du tout. Ce n’est pas le cas avec les musulmans qu’on peut vilipender en toute impunité.

Et dans ce domaine les libéraux sont pires que les conservateurs parce qu’ils excluent les Musulmans et les Arabes (et maintenant les Turques) de l’approche humanitaire qu’ils ont pour tous les autres groupes. Les conservateurs, eux, combinent leur dénigrement systématique des Arabes avec une xénophobie générale comme le prouve leur politique d’émigration.

Les libéraux, de leur côté, ne rejettent que les Musulmans. Ils le font d’une manière active -par exemple en défendant tout ce que les Israéliens font aux Arabes avec un enthousiasme véhément. Et aussi d’une manière passive, en refusant de manifester la moindre sympathie aux Musulmans qui souffrent et meurent du fait des Israéliens - comme les 432 enfants palestiniens tués pendant la guerre de 2008 de Gaza.

Les libéraux se joignent aux conservateurs quand il s’agir de courir au Parlement et au Sénat pour défendre les Israéliens de toute accusation (souvenez-vous comme ils ont automatiquement attaqué le rapport Goldstone sur les crimes de guerre à Gaza sans se soucier des horreurs que Goldstone décrivait). Et puis ils lisent les arguments que l’AIPAC (lobby sioniste NdT) leur fournit pour les aider dans leurs prises de parole et qui récapitulent toutes les horreurs que les Arabes ont commises pendant que les Israéliens leur tendaient constamment la main à la manière de Gandhi. Ce serait drôle si les conséquences de tout ceci n’étaient pas si terribles.

Pourquoi toute cette haine n’affecterait-elle pas également la perception des Arabes Américains ? La haine déborde invariablement, exactement comme la haine d’Israël parfois déborde jusqu’à rejoindre le vieil antisémitisme traditionnel pur jus.

En un mot, on remue là un brouet de sorcière et cela produira sans nul doute de la violence. Mais les sorcières ne sont pas toutes de droite. Il y a autant de libéraux qui tournent la cuillère dans le pot pour faire plaisir à quelques uns de leurs donateurs.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas blâmer Beck et Limbaugh (animateurs d’émissions et leaders de droite très influents NdT) pour toute cette haine mais n’oubliez pas de blâmer aussi vos hommes politiques favoris de droite comme de gauche. A l’exception de quelques uns (vraiment très peu) ils ne valent guère mieux.

jeudi 19 août 2010

L'aide au Pakistan, un 'test majeur de la solidarité internationale'


L'aide au Pakistan, un 'test majeur de la solidarité internationale'?

L’innocent sourire d’une adolescente israélienne.


Elle a fièrement mis sur Facebook le cliché montrant sa supériorité sur trois prisonniers : elle, souriante au premier plan, en uniforme de l’armée israélienne, eux derrière, accablés, yeux bandés et mains liées.

Devant le tollé mondial, elle se récrie : « Je n’ai rien fait de mal. Il n’y a eu de ma part ni violence ni mépris, je n’ai porté atteinte à personne ».

Le problème est plus dans ces paroles-là que dans la photo. Soldate d’un pays qui vole les terres d’un peuple, massacre ses hommes, femmes et enfants, arrache ses oliviers millénaires, construit le plus haut et le plus long « mur de la honte » que le monde n’ait jamais vu, elle se dit non coupable d’afficher urbi et orbi sa supériorité d’Israélienne sur trois malheureux dont l’un pourrait être son frère, l’autre son père, l’autre encore son grand-père, mais qui ne sont à ses yeux que des Palestiniens, créatures qu’on peut ligoter, aveugler, exhiber comme ours en foire, sans leur porter atteinte, sans violence ni mépris. Sans faire du mal.

Quelles poussées de haine cette inconscience fera-t-elle éclore et de combien de morts sera-t-elle coupable ?

Israël ! Comment éduques-tu tes enfants et quels lendemains de larmes leur prépares-tu ?

samedi 3 juillet 2010

5 juiillet 1962 5 juillet 2010 = 48 ans



l suffit de rappeler que lorsque j'écoute notre KASSAMÈNE , c'est bien les valeureux chouhadas ( qu,Allah leur réserve une place au paradis ) qui viennent me chercher par leur courage .En clair si je suis libre aujourd'hui ; c'est grâce à eux et je leur rend hommage .En définitive je défendrai ma chère ALGÉRIE jusqu'à la dernière goutte de mon sang : . VIVE L'ALGÉRIE jusqu'à la fin du monde .
Tout bien pesé je suis fier d,être ALGÉRIEN et que nos enfants le soit aussi et on doit leur transféré le flambeau que nos parent nous on laissé depuis plus de 48 ans pour sauvegardé cette cher patrie qui est notre Algérie

mercredi 23 juin 2010

L'Algerie a pleuré pour ses Fennecs




En s'inclinant (1-0) face aux Etats-Unis, nos footballeurs algériens, fierté de notre pays, quittent le Mondial la tête haute.
Il faut lui laisser le temps de grandir et de progresser. Ne brûlons pas les étapes. Ces garçons quittent le Mondial la tête haute. Remercions les pour les instants de bonheur qu'ils nous ont procuré.» En attendant les éliminatoires de la prochaine CAN, les supporters des Fennecs ont rendez-vous le 11 août à Alger, au stade du 5 juillet, pour un match amical face au Gabon qui marquera les trois coups de la saison 2010-2011 pour l'Algérie.
Encore une fois merci les champions et on dit toujours 1 2 3 viva l'algerie

mardi 4 mai 2010

Algeria-2010-الجزائر - Algerie Le grand rêve

voila ce qui va faire pleuré plus les égyptiens 1 2 3 viva l'Algérie bonne chance les champions

mercredi 13 janvier 2010

Le terrorisme est le prix à payer pour le soutien aux despotes et aux dictateurs


ذا كان أحد الناجين من المحرقة ، البالغ من العمر 85 عاما ، كان مضرابا عن الطعام دعما للشعب الفلسطني الواقع تحت الحصار ، وإذا كان المئات من المتظاهرين من البلدان الغربية قد استهدفوا وتعرضوا للضرب من قبل الشرطة كدنا لا نسمع به. ولانه حدث في مصر التي يدعمها الغرب بدلا من إيران ، ولأن الشعب الذي يدعم المتظاهرين هم الفلسطينيين في قطاع غزة ليس ، من سكان التبت ، ومعظم الناس في أوروبا وأمريكا الشمالية لم يكن يعلم شيئا.

هذا الأسبوعين الماضيين ،مجموعتين من مئات النشطاء اشتبكوا مع رجال الشرطة والمسؤولين المصريين من أجل دخول غزة للتعبير عن التضامن مع الشعب الفلسطني الذي هو تحت الحصار ، في الذكرى السنوية الأولى لي الحرب المدمرة التي انتهجتها اسرائيل
.
Si une survivante de l’Holocauste, âgée de 85 ans, avait fait la grève de la faim en soutien d’un peuple assiégé dans une autre partie du monde, et si des centaines de manifestants plutôt occidentaux avaient été pris pour cible et battus par la police, vous pouvez être sûr que nous aurions entendu parler de tout cela. Mais parce que cela s’est passé dans l’Egypte soutenue par l’Occident plutôt qu’en Iran, et parce que le peuple soutenu par les manifestants était les Palestiniens de Gaza au lieu de, disons, les Tibétains, la plupart des gens en Europe et en Amérique du Nord n’en ont rien su.

Ces deux dernières semaines, deux groupes composés de centaines de militants se sont affrontés avec des policiers et des officiels égyptiens pour pouvoir pénétrer dans la bande de Gaza afin d’exprimer leur solidarité avec la population sous blocus, à l’occasion du premier anniversaire de l’assaut dévastateur d’Israël.

jeudi 31 décembre 2009

Un État, un peuple et un espoir.


Trois cent soixante-cinq jours sont passés et la tragédie est encore dans toutes les mémoires. Le responsable ? Un État, mais un État qui ne ressemble à aucun autre. Un État fondé sur une immense injustice. Face à lui, un peuple qui subit chaque jour les pires persécutions et les pires humiliations mais qui est toujours debout.
Il s'agit d'un État au-dessus de toutes les lois. Un État qui tue froidement hommes et femmes, enfants et vieillards, filles et garçons. Un État qui viole tous les jours le droit international et toutes les résolutions de l'ONU. Un État où le racisme est érigé en institution. Un État qui défie tous les peuples et tous les autres États du monde. Un État dirigé par un gouvernement d'extrémistes et de fanatiques. Un État qui au nom du droit à l'existence d'un peuple est déterminé à exterminer un autre peuple. Un État qui dresse un mur de quelques 700 Kilomètres de longueur et de plusieurs mètres de hauteur et fait construire par, gouvernement interposé, un autre mur souterrain entièrement en acier de 20 à 30 mètres de profondeur pour assiéger et étouffer toute une population

mardi 22 décembre 2009

Trois poids, trois mesures Le Mahatma Gandhi, Barack Obama, Aminatour Haïdar


« Quelle différence cela fait-il aux morts, aux orphelins et aux sans-abri que la destruction aveugle ait été amenée au nom du totalitarisme ou au nom sacré de la liberté et de la démocratie ? » « Il y a beaucoup de causes pour lesquelles je suis prêt à mourir mais aucune cause pour laquelle je suis prêt à tuer. »

Le Mahatma Gandhi

Barack Obama a reçu officiellement, ce 10 décembre 2009 à Oslo, son prix Nobel de la paix. Empêtré dans deux conflits en Irak et en Afghanistan, il est néanmoins distingué par l’académie norvégienne du prix Nobel. C’est, dit-on, une héroïque infirmière militaire britannique, qui convainquit Alfred Nobel de créer un prix de la paix pour compenser le mal fait par la dynamite dont il était l’inventeur. Or, parmi les lauréats qui ont reçu le prix depuis sa création, en 1901, quelques-uns ne s’étaient pas montrés particulièrement rétifs à l’utilisation militaire des explosifs. À commencer par le président américain Théodore Roosevelt, prix Nobel en 1906 qui, en dépit de son aimable sobriquet de « Teddy », était un militariste avéré, de même que certains en vrac : l’Egyptien Anouar al-Sadate, l’Israélien Menahem Begin, le Palestinien Yasser Arafat, l’Américain Henry Kissinger, ou encore le Vietnamien Le Duc Tho, qui devait, lui, prudemment le décliner. Avec 21 prix Nobel de la Paix à ce jour, les Etats-Unis détiennent le record du genre, devant le Royaume-Uni et la France. Mais de Jimmy Carter à Barack Obama, Washington aura initié nombre d’opérations militaires dans le monde entier, parfois comme en Irak, sans motifs justifiables a posteriori. Les archives du comité Nobel s’ouvrant au bout de 50 ans, on connaît maintenant les finalistes auxquels le prix a échappé dans la dernière évaluation. Ainsi Adolph Hitler a-t-il été proposé en 1939, Mussolini en 1935 et Staline par deux fois, en 1945 et 1948.

mercredi 9 décembre 2009

Aminatou Haidar, « la Ghandi du Sahara » en grève de la faim


Expulsée du Maroc le 13 novembre dernier, Aminatou Haidar entame sa troisième semaine de grève de la faim aux Canaries. Elle réclame le droit de retourner au Sahara Occidental.
que dieu te protege tu viens de donné un exemple du militantisme des femmes dans le monde

lundi 5 octobre 2009

ابشع مجازر اليهود فى غزة

les juifs ils sont rein fais pour les condamné !! attention cette vidéo contient des images choquante vous été avertie

mercredi 30 septembre 2009

Massacre en Guinée : le chef de la junte se dit impuissant


«L'armée est hors de contrôle», assure le capitaine Moussa Dadis Camara, pour expliquer la répression sanglante. Il reste cependant très menaçant envers l'opposition!!!!!!!!!

et pour ce justifier «J'ai hérité d'un héritage d'un demi-siècle, une armée où le caporal peut dire «merde» à un colonel, à un général»
la violente répression a fait plus de 150 morts et 1.200 blessés. cest rein ça on est protégé par la france!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! La répression dans le sang ne peut pas arrêter la volonté des peuples d’accéder à la démocratie»,

jeudi 17 septembre 2009

A Fallujah, en Iraq, l’uranium appauvri et le phosphore blanc continuent de tuer les enfants


La chaîne britannique SkyNews a révélé le 1er septembre dernier que le nombre de bébés nés avec des malformations ne cessait d’augmenter de façon alarmante dans la région de Fallujah. Ce phénomène est attribué à l’utilisation d’armes de destruction massive, chimiques et radiologiques, interdites selon les conventions internationales, lors de l’attaque terroriste de grande ampleur par les troupes anglo-américaines en novembre 2004.

mercredi 16 septembre 2009

j'ai ramené un morceau de chair à la maison


j'ai ramené un morceau de chair à la maison et je l'ai appelé mon fils. » Aux premières lueurs de l'aube, vendredi dernier, dans le district de Chardarah de la province de Kunduz dans le nord de l'Afghanistan, les villageois s'étaient rassemblés autour des carcasses de deux camions citernes qui avaient été bombardés par l'OTAN. Ils se sont frayés un chemin à travers prés de cent cadavres calcinés et de membres enchevêtrés mélangés aux cendres, à la boue et au plastic fondu des jerrycans, à la recherche d'un parent, d'un frère ou d'un cousin. Ils ont crié leurs noms mais n'ont pas reçu de réponse. A l'heure qu'il était, il n'y avait plus de survivants. Les événements qui ont suivi constituent une de ces scènes macabres de la guerre, celle-ci ou une autre. Les parents en deuil

dimanche 9 août 2009

chaque peuple a une cause


chaque peuple a une cause et des hommes qui lutte pour cette cause.
on peut tué ou écarté cest hommes mais on arrive jamais a tué une cause et surtout si il est juste.
l'histoire est témoin que chaque chose a sa fin et chaque lutte a sa victoire

mardi 30 octobre 2007

ENFANTS D'AFRIQUE


Ah! cette afriqué de souffrance mémé ces enfants non pas été épargné par le vandalisme

il disé quand il été ministre que la France na pas besoin de l'Afrique actuellement il est

président de la république française

c'est vrai la France ne pas besoin des africaines mais elle a besoin de leur ressources


mardi 9 octobre 2007

cest irakien soumis a la démocratie



ah c'est peaux brun qui ne veules pas accepté cette démocratie de l'oncle sam alors il seront exterminé comme les peaux rouge et apr ais a qui le tour

mardi 18 septembre 2007

mere iraquienne pleure son flis

pourquoi cette malheurese
mère iraquienne pleure pour son fils
et si cette mère se trouvé au usa ou en Europe ou sont c'est soit disent organisations des droits de l'homme ou est cette (unicef )dans tout ça
ah c'est des peaux brun comme les peaux rouges il ne méritent pas de vivre il faut les exterminer
et la tache a été confiée a l'oncle sam l'exterminateur